Cellist ARNE DEFORCE
 
 
 
 
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   Reviews

Arne Deforce is one of the most exciting new cellists I have come across. Everything he plays is approached with a powerful intensity born from an engagement with the music on a deep spiritual and psychic level. He is highly imaginative and brings an originality and, above all, creativity to his interpretations which is both fiery and structured. He has taught me things about my own music, and it has been a pleasure to work with him. His recorded improvisations bear testimony to this spirit; they have influenced my writing for cello no little. He will almost certainly bring a profound level of experience to whatever audience hears him.

Jonathan Harvey 2004

>> 1/6

 www.megadisc.be  
 
 
Le Monde de la musique – mars 2005

CD ADVAYA

**** (4/4)

Advaya Megadisc MDC 7806 (1 CD) 
 
Programme: Jonathan Harvey, Curve with plateaux; Arne Deforce, Limen; Jonathan Harvey, Advaya; Arne Deforce, Riti 
 
Arne Deforce, cello; Yutaka Oya, keyboard; Jonathan Harvey et le "Centre de Recherches et de formation musicales de Wallonie", electronics 

Deux approches dissemblables alternent ici. Avec Jonathan Harvey, les projets d'écriture et le geste de l'interprète se défient : Curve with plateaux pour violoncelle solo a été écrit d'une seule coulée, en quelques heures, et dans une architecture claire où l'instrumentiste gravit puis descend toute la tessiture de l'instrument; puis c'est Advaya, élaboré en 1994 à l'Ircam et destiné au violoncelle, aux claviers électroniques.et à un dispositif électronique. Même si l'auditeur en élaisse les enjeux (rechercher une « nouvelle grammaire spectrale »), cette longue oeuvre (22 minutes) est passionnante de bout en bout, tant son travail sur le temps musical et son déploiement spatial entrainent dans un «ailleurs» étonnant; Harvey, dont l'oreille timbrique semble n'être jamais épuisée, a réalisé là une page essentielle.

Arne Deforce est loin des questions d'écriture puisqu'il propose deux oeuvres composées dans l'immédiateté, en une nuit, et dont la réalisation n'a pas été rectifée postérieurement: Limen et Riti résultent de la combinaison de structures préconçues et de gestes instrumentaux et corporels immédiats. Elles sont le captivant portrait d'un instrumentiste sensationnel: technicien exemplaire et doté d'une imagination exaltante, il réussit le prodige d'offrir du beau son que jamais ne rabaisse un narcissisme affadissant. 

FRANK LANGLOIS

Le Monde de la musique – mars 2005

 

>> 2/6  
 
 
Radio KLARA CD bespreking in KOMPAS 
Recensie 19-03-2005 
 
(4/5)
 
Advaya Megadisc MDC 7806 (1 CD) 
 
Programma: Jonathan Harvey, Curve with plateaux; Arne Deforce, Limen; Jonathan Harvey, Advaya; Arne Deforce, Riti 
Uitvoerders: Arne Deforce, cello; Yutaka Oya, keyboard; Jonathan Harvey en het "Centre de Recherches et de formation musicales de Wallonie", electronics 
 
 
Onze mening 
Advaya is een wonderlijke CD: het is een virtuoos reisverhaal, een ontdekkingstocht door het land van de klank, met uitgeschreven muziek van de Engelse komponist Jonathan Harvey naast improvisaties van cellist Arne Deforce. Die twee hebben wel wat gemeen : Jonathan Harvey was ook ooit cellist en heeft van in zijn jeugd een passie en een groot respect voor het instrument. Bovendien delen Harvey en Deforce een passie voor muziek die het louter muzikaal-technische overstijgt : beiden zijn “zoekende” musici die hun luisteraar meer willen bieden dan een louter esthetische ervaring. En zo wordt dit celloreisverhaal meteen ook een tocht die verder reikt dan de muziek... 
 
De reis vangt aan met het mooie “Curve with plateaux” van Harvey, een meditatief stuk met originele sonoriteiten dat de cellist de "ongekende hoogten" van het instrument doet opzoeken. Curve with plateaux is opgevat als een tocht van het aardse, of lichamelijke basregister naar een wereld die het menselijke overstijgt, het allerhoogste register van de cello. Tegelijk is het ook een soort portret van de menselijke persoonlijkheid, die al die aspecten in zich verenigt. Van Harvey verder ook nog Advaya, een werk voor cello dat eigenlijk 4 uitvoerders nodig heeft : één cellist, een keyboardspeler en twee technici om de apparatuur te bedienen. Hier gaat Harvey’s zoektocht naar de limieten van het instrument verder : het wordt eigenlijk het uitgangspunt van Advaya. De celloklank wordt daarbij ook voortdurend vervormd en veranderd, er is interactie tussen de cellist en de apparatuur, wat leidt tot fascinerende klankconstructies : op een bepaald moment klinkt de cello zelfs bijna als een tabla. Tussen en na beide Harveystukken programmeerde Deforce twee uitgebreide, intrigerende improvisaties die opgenomen werden in een kerkje in Auvergne. 
 
De klank van die twee opnames is schitterend : je hoort veel “snaar”, het instrument is bijna tastbaar aanwezig. De improvisaties hebben ook een heel directe fysieke impact. Riti is geïnspireerd op de rituele zang van boeddhistische monniken. Voor dit stuk plaatste Deforce andere snaren op zijn cello (drie do-snaren en één sol-snaar) en spande ze ook minder aan, om een totaal andere celloklank mogelijk te maken. Limen daarentegen neemt de harmonische spectra van de cello als uitgangspunt. Heel boeiende improvisaties - u hoeft zich niet aan new age zweverigheid te verwachten - op het moment zelf uitgewerkt volgens een vooraf doordachte structuur. 
 
Een intelligent opgebouwde cd van een schitterend cellist. 
 
4/5 Birgit Van Cleemput 
 
>>3/6  
 
Libération Disques: Contemporain 
 
Arne Deforce & Jonathan Harvey 
Par Gérard DUPUY vendredi 25 février 2005 (Liberation - 06:00) 
 
Arne Deforce & Jonathan Harvey Advaya (Megadisc classics).
 
 
'Il est un instrument soliste qui incarne la musique dite classique, c'est bien le violoncelle. Mais quelles nouveautés peuvent encore contenir ses flancs élégants à l'orée du XXIe siècle ? Ce disque apporte deux réponses à cette devinette. La première, de Jonathan Harvey, est d'un compositeur savant à la maturité épanouie (né en 1939 en Grande-Bretagne), la seconde vient d'Arne Deforce, interprète pour le compte du premier et improvisateur pour le sien (il est né à Ostende en 1962). Des deux titres de Harvey, Advaya constitue la réussite la plus spectaculaire. Elaboré à l'Ircam en 1995, cette pièce au programme électronique complexe mêle un technicisme affiché et les propos spiritualistes de Harvey (advaya est le terme bouddhiste désignant la non-dualité), mais elle est surtout une plongée en profondeur dans l'univers du violoncelle, décomposé-recomposé, source et labyrinthe à la fois. 
 
Harvey rend hommage au violoncelliste dont les talents l'ont impressionné. Deux «improvisations composées» d'Arne Deforce (prise de son live livrée brute de micro) permettent de comprendre pourquoi. Soit sur le versant harmonique du violoncelle, soit du côté de ses ressources percussionnistes, le musicien s'ébroue avec une invention et une aisance apparemment illimitées. Ça s'est passé le 6 novembre 2000 dans une chapelle perdue vers Salers et les fantômes indigènes, à la fois druidiques et mariaux, comme les belles vaches rouges ont dû en rester babas.
 
http://www.liberation.fr/page.php?Article=278174 © 
Libération pƒ @

>>4/6  

 
 
ANACLASE.COM

De la musique avant toute chose
http://www.anaclase.com/disques/articles/harvey1.htm
 
 
Composé par Jonathan Harvey en 1982,  Curve with plateau, a été crée dans un bref accès de spontanéité. Cette pièce se veut le reflet des diffé- rents niveaux de la personnalité humaine, à savoir le physique/musculaire, l'émotionnel, la pensée, et enfin la transcendance spirituelle, qui s'approche du silence. Comme le remarque son auteur, on entend que le dernier élé- ment à apparaître et disparaître est le physique, vibrant dans l'extinction d'une vie humaine héroïque.  Arne Deforce en livre ici une version soignée, différentiant minutieusement l'identité de chaque motif, des souvenirs extrême-orientaux à ses inscriptions dans un héritage culturel plus proche de nous ; un certain lyrisme n'est pas absent d'une lecture concentrée dont l'excellente prise de son de Yannick Willox, pour le label belge Megadisc, rend parfaitement compte.
 
Commande de l'Ircam, fruit de recherches beaucoup plus longue que l'œuvre précédente, Advaya date de 1994. Ce terme bouddhiste désigne
 la non-dualité et s'inspire de concepts évoquant le vide formel tantrique - rappelons brièvement que le tantrisme est un courant ésotérique du bouddhisme tardif apparu en Inde, influencé par l'hindouisme, qui consi-dère que l'Éveil peut être atteint par des pratiques magiques ou sexuelles ésotériques et cherche à établir un lien continu entre tous les états et actes de l'humanité. Pour symboliser l'unité au coeur de cette doctrine, les tons extérieurs de Advaya sont ramenés inlassablement vers le la central.
 
Avec Cort Lippe comme assistant, Harvey a souhaité réfléchir à une nouvelle grammaire spectrale, à un classement simple et expressif des transformations des séries harmoniques. Il résume ainsi son travail : "Si l'on ajoute le même nombre de cycle par seconde à CHAQUE partiel, une transposition s'ensuit, qui à certains points redouble la série harmonique originale mais sans la fondamentale de la deuxième, troisième, quatrième, etc. harmonique. Entre ces points de repos recherchés s'insèrent tous les autres points où surviennent diverses distorsions de la dissonance ordon-née, également appelées rugosité".
Ici, le violoncelliste utilise un contrôleur et système de pédales MIDI (créa-tion de Jean-Marc Sullon) qui lui permet de déterminer précisément la du-rée des traitements sonores. On écoutera cet enregistrement lumineux
 avec grand intérêt.
 
 Né à Ostende en 1962, Arne Deforce a fait ses études de violoncelle et de musique de chambre aux conservatoires de Gand et de Bruxelles. Membre de l'ensemble Champ d'Action, de 1993 à 2000, il se consacre aujourd'hui au répertoire solo, à la musique de chambre (œuvres de Scelsi, Xenakis, Ferneyhough, Rihm, etc.) avec une prédilection pour les œuvres difficiles - en projet, les œuvres complètes pour violoncelle et piano de Morton Feldman. Enseignant au Conservatoire de Bruges, il prépare actuellement une thèse de doctorat sur la Nouvelle Complexité, à l'Université de Leiden et à l'Institut Orpheus de Gand.
 
Improvisations composées, selon les termes de Arne Deforce, Limen et Riti sont nés d'une nuit d'orage, au cœur des montagnes d'Auvergne, le 6 novembre 2000. "Il s'agit de deux compositions intuitives, dotés d'une structure préconçue de manière fortement idiomatique et basés sur le contact direct avec le violoncelle". Inspirée des traditions vocales rituelles de l'Orient (psalmodies japonaises et tibétaines),  Riti résulte d'une recher-che sur les pulsations fortes, sur les continuums de sons variés axés sur les notes les plus basses de l'instrument. Pas de traitement électronique ici, mais une adaptation intéressante : les quatre cordes vocales du violoncelle sont remplacées par une corde sol et trois cordes do, toutes accordées sur une scordatura microtonale. On ne s'étonnera pas que l'œuvre soit dédiée à la mémoire de Giacinto Scelsi. Limen découle de l'intérêt de Deforce pour le spectre des sons harmoniques. Le titre de l'œuvre, inspiré par un mot latin qui évoque un chemin entre deux champs, annonce cette exploration de la transition entre différents sons, ce jeu d'alternance constante entre les limites intérieures et extérieures du jeu du violoncelle.
 
Hervé Koenig

 
>>5/6    
 
 
MUSICWEB International

http://www.musicweb-international.com/classrev/2005/Sep05/harvey_deforce_MDC7806.htm
 
There is much substantial  music on display here as well as some superb music-making. ...
Hubert  Culot
 
Jonathan  HARVEY (b. 1939)
Curve with Plateaux (1982)  [12:17]
Advaya (1994)a [22:20]
Arne DEFORCE (b.  1962)
Limen (2000) [22:19]
Riti (2000)  [20:18]
 
Arne  Deforce (cello); Yutaka Oya (keyboard); Jonathan Harvey  and CRFMW (electronics)a rec. Concertgebouw, Brugge, Belgium, July and September 2004 (Harvey) and (live) La Font Sainte Auvergne, France, November 2000 (Deforce)
MEGADISC MDC 7806 [77:23]
     
 
Jonathan Harvey’s  close working association with the likes of Frances-Marie Uitti  and Arne Deforce who champion his cello music with impeccable musicality and faultless technique, has led to the writing of  several substantial scores. These include the splendid  Cello Concerto (1990) dedicated to Uitti and  Advaya (1994). However, Curve with  Plateaux of 1982 is one of Harvey’s earliest pieces for  cello. The title aptly describes the form of this free fantasy for solo cello, in which the music moves in curves up and down,  pausing at various points. Advaya for cello,  keyboard (sampler) and electronics is a commission from IRCAM in  Paris. Advaya is a Buddhist term for non-duality “... the  dominating wedge-shape which always leads outer pitches back to  the central A of the A-string is a symbol of unity” (Jonathan  Harvey). The music is anchored on A (a letter much present in  the title of the piece AdvAyA). Electronically processed cello  sounds are played back either on CD or sampler keyboard to  provide a ‘sound-carpet’ over which the cello’s line freely unfolds. This substantial work may be experienced as a  full-scale cello concerto in all but name, albeit one without  orchestra. As such, it may be compared with Harvey’s earlier  Cello Concerto. The cello part is awfully taxing and makes  lavish use of every modern playing technique, but always with a clear expressive aim. Harvey’s music may be complex at times;  but it never fails to communicate. Advaya is no  exception; and a full mastery in blending live instrumental  sounds and electronics is again evident from first to last. This is a marvellous work that generously repays repeated  hearings.
 
Arne Deforce  describes his two pieces as “composed improvisations”. They were  recorded ‘live’ on a “stormy night” of November 2000. Both  explore and exploit the technical and expressive range of the  cello in a really stunning and dazzling manner; but there is  nothing gratuitous in the proceedings. Both are superbly done,  although a bit too long for some tastes. I enjoyed them  enormously. The dark-hued, ruminative Riti (to the  memory of Giacinto Scelsi) is – to my mind – particularly  impressive and gripping in musical terms.
      
Arne Deforce’s  immaculate playing and committed musicality are simply stunning.  I can understand why Harvey has such a high regard for his achievement. He navigates almost effortlessly through the  innumerable difficulties of these scores in a most dazzling  manner, but always with a clear view of the overall shape.  
      
This very fine  and generously filled disc is a well deserved tribute to Deforce’s artistry. It is also a rewarding musical experience  thanks to the Harvey’s pieces and Deforce’s improvisations, and  particularly Riti. There is much substantial music  on display here as well as some superb music making.
 
Hubert  Culot

 
>>6/6    
 

 

ALL MUSIC GUIDE

http://www.answers.com/topic/advaya

Review
Belgian cellist Arne Deforce is the locus of Megadisc's release Advaya. Along for the ride is renowned English composer Jonathan Harvey, whose works for solo cello share the platform with two of Deforce's arresting composed improvisations, recorded "on a stormy night" in a Roman-esque chapel located in the mountains of the Auvergne.

Deforce and Harvey have thus far enjoyed a close and fruitful association. Not long after Advaya was issued, Deforce gave the world premiere of Harvey's Cello Concerto in Glasgow. Jonathan Harvey's 1982 piece Curve with Plateau sounds strangely bluesy at first, but ultimately develops toward a violent outburst that subsequently falls apart. Harvey's Advaya (1994) was composed with a basic plan to exploit the upper partials of the harmonic series without resorting to fundamental tones. Nonetheless, a wide variety of sound typifies the work: a creaking door, the palpitations of pseudo-tabla music, "going-down-the-drain" swells of digital delay, chemical "chords" resulting from an interface between cellist and electronics that makes Deforce sound like a one-man string quartet. Oddly, in terms of exploiting non-harmonic partials within the harmonic series, Curve with Plateau seems the more successful of the two.

Deforce's own "composed improvisations" are somewhat more fulfilling. Limen utilizes a formal strategy observing an overall A-B-A structure that places the quieter music at the ends and the more agitated stuff in the middle. The opening of Limen sort of sounds like a postmodern take on a sonata by Heinrich von Biber, albeit one partly erased from the page, as it centers around the notes of a single triad and its harmonics, approaching them with just about every thinkable combination that can be derived on the cello. Riti is heavily percussive and has a menacing, marching quality that is reminiscent of the boots of troops slogging through a heavy rainstorm of the sort that was brewing at the time this music was being created.

Deforce is a strong voice among those improvisers operating within a classical sphere. Once one tires of the niceties of Yo-Yo Ma's take on Appalachian fiddle music, the listener might want to seek out the grittier, more ominous and otherworldly efforts found on Arne Deforce's “Advaya”.

David Lewis, All Music Guide

 
     
Press Musica  
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4 octobre 2002
La Furia de Deforce 
Festival Musica Strassbourg